Enyle fixe quelques instants Nendel. Oui, il semble bien fou, et quelque peu terrorisé. Mais pas par le fait de tuer. Non, le fait de tuer l'excite. En fait, Nendel a juste peur de faire à nouveau confiance à quelqu'un car ce quelqu'un pourrait partir, mourir, ou même le trahir. Seulement Enyle n'est pas de ce genre là.
Enyle, d'une voix froide : Bien. Que la chasse commence.
Enyle bondit et se retrouve sur une branche d'arbre. Le regard de Nendel l'a suivit. Elle commence à sauter de branches branches, avec une facilité et une agilité déconcertante. Plusieurs mètres séparent les feuillus sans feuille, et pourtant ! Nendel suit calmement la vampire. Il ne craint pas de la perdre, car sitôt qu'elle disparait de sa vue, il accélère un peu le pas et la trouve, adossée à un arbre, toujours en équilibre sur une branche. Puis elle reprend sa petite marche.
Enfin, ils sortent de la forêt. Enyle bondit une dernière fois et atterrit parfaitement sur le sol.
Enyle : Admires le travail.
Enyle se glisse entre les maisons, ne fait qu'une avec les ombres, marche sans faire de bruit. Nendel la suit sans bruit. Enfin, à un carrefour, un homme assez musclé fait une ronde.
Enyle : Vois tu cet homme ? Il a assassiné une jeune fille qui refusait de coucher avec lui. Puis il a accusé la mère. Hi hi, ça sera trop facile de le tuer.
Depuis que la chasse a commencé, le visage d'Enyle a changé. Un sourire sadique s'est peint dessus, et une lueur de cruauté zébre ses yeux. Elle avance si rapidement qu'elle en devient invisible. Elle ne redevient visible qu'une fois derrière l'homme. Elle lui passe un maigre bras autour du cou. L'homme tente de se débattre mais elle l'étouffe.
Enyle, à l'homme, mais assez fort pour que Nendel entende : Pauvre âme égarée dans les profondeurs des ténèbres. Tu fais le mal autour de toi et tu méprises ton prochain. Ton âme est à jamais souillée par le crime. Veux-tu goûter à la mort ?
Et elle lui tord le cou, avant de plonger ses longs crocs blancs dans la chair de l'homme. Le visage de ce dernier est terrorisé. Soudain, Nendel sent le sang s'arrêter de voyager dans le corps de l'humain. Enyle l'a achevé. Elle repousse le cadavre, qui tombe au sol dans un bruit étouffé, soulevant un peu de poussière. Le sang se répand sur le sol dallé. Enyle se penche, y glisse un doigt puis le lèche. Elle se relève ensuite.
Enyle : A ton tours, mon frère.
La voix de Enyle ne cache pas son excitation. La jeune fille n'est plus la même depuis le début de la chasse. Elle a laissé place à son coté assassin pour impressionner Nendel. Le sadisme de Enyle se lit sur ce visage enfantin. Elle attend que Nendel réponde.